La guerre dramatique en Ukraine a été une perturbation majeure de la paix mondiale, une réminiscence de la guerre froide que tout le monde espérait derrière nous pour de bon. Elle a également été un grand casse-tête pour les investisseurs, laissant deviner les conséquences de ce conflit dans un monde globalisé où chaque pays a besoin des autres pays ! Pas étonnant que l'on craigne le pire dans de telles circonstances où la géopolitique prend le dessus sur l'ordre économique, commercial et social existant. Mais, passé le choc, la réalité économique tend à revenir, plaidant pour plus de pragmatisme dans la réaction au conflit et à ses conséquences. Le temps est venu d'approfondir la situation, maintenant que cette boucle de rétroaction entre politique et économie a eu lieu.
Cachez ce choc pétrolier que je ne saurais voir
Les marchés sous-estimeraient-ils l’impact macroéconomique du choc pétrolier ? Les investisseurs pourraient minimiser à la fois sa durée et sa nature non linéaire : plus les prix du pétrole restent élevés, plus le frein cumulatif sur la croissance s’accentue. De plus, les chocs deviennent disproportionnellement plus déstabilisants à mesure que les prix augmentent, un baril au-dessus de 100 dollars ayant des conséquences macroéconomiques bien plus importantes.