Le pessimisme du marché observé début 2023 s’est ainsi avéré être davantage un piège qu’un avertissement salutaire pour les investisseurs. Au début de l’année 2023, il y a un an, les économistes avertissaient sur l’imminence d’une récession, renforçant ainsi les craintes d’investisseurs déjà inquiets. Et pour cause, puisque cet avertissement faisait suite à une année difficile (2022), marquée par l’une des pires périodes pour les marchés obligataires en raison de l’escalade de l’inflation et des ajustements des taux directeurs qui avaient suivi. Pourtant, les tensions observées sur l’ensemble des marchés du travail mondiaux, l’absence de déséquilibres majeurs dans le bilan des ménages ou des entreprises, ainsi que l’impact différé des politiques monétaires restrictives, ont permis de contrer le cycle baissier redouté. Le pessimisme du marché observé début 2023 s’est ainsi avéré être davantage un piège qu’un avertissement salutaire pour les investisseurs.
Cachez ce choc pétrolier que je ne saurais voir
Les marchés sous-estimeraient-ils l’impact macroéconomique du choc pétrolier ? Les investisseurs pourraient minimiser à la fois sa durée et sa nature non linéaire : plus les prix du pétrole restent élevés, plus le frein cumulatif sur la croissance s’accentue. De plus, les chocs deviennent disproportionnellement plus déstabilisants à mesure que les prix augmentent, un baril au-dessus de 100 dollars ayant des conséquences macroéconomiques bien plus importantes.