Comment investir sur des marchés d’actions plus volatils ?
Vue d’ensemble
- La délocalisation des chaînes d’approvisionnement et la résurgence de l’inflation marquent la fin d’une époque exceptionnelle : celle des taux d’intérêt nuls. Si les perspectives de rendement des actions restent prometteuses, le risque associé s’est durablement accru, tandis que la protection traditionnellement offerte par les obligations est désormais plus incertaine. D’un point de vue directionnel, l’attrait de cette classe d’actifs a diminué.
- Toutefois, l’écart important entre les valorisations des différents secteurs offre des opportunités intéressantes, en particulier en Europe.
- Depuis 2010, les secteurs du luxe et de la technologie, portés par la mondialisation et les taux d’intérêt bas, ont vu leurs bénéfices multipliés par trois ou quatre. Soutenus par l’enthousiasme des investisseurs, les multiples de valorisation de ces deux secteurs ont été multipliés par deux sur la même période.
- À l’inverse, plusieurs secteurs cycliques, tels que les banques, les constructeurs automobiles, l’énergie et les ressources naturelles, affichent de fortes décotes. Ces secteurs ont été privés de capitaux en raison d’une pression réglementaire accrue et d’un changement d’orientation vers la transition énergétique.
- Les facteurs à l’origine de ces valorisations extrêmes ont radicalement changé : la relocalisation de la production stratégique et le retour de l’inflation dans l’équation politique des banques centrales ont modifié le paysage de façon permanente. L’écart de valorisation est désormais susceptible de se résorber.
- Les valeurs des secteurs du luxe et de la technologie sont revenues à la norme, affichant une plus grande volatilité et des performances stables ces dernières années. En revanche, les secteurs cycliques sous-évalués ont été largement négligés par les investisseurs, bien qu’ils affichent de solides performances, un risque moindre et une faible corrélation avec les actifs plus risqués.
- Compte tenu de leurs caractéristiques, qui combinent des éléments d’actions et d’obligations, les actions de ces secteurs cycliques représentent un choix convaincant pour une allocation de portefeuille de plus en plus volatile.
